Pourquoi cette mode du poisson et de l'huile d'olive?
Il y a une vingtaine d'années, on s'est demandé pourquoi:
Les esquimaux qui avaient une alimentation horriblement riche en graisses (de phoque, de baleine mais surtout de poisson) avaient un système cardio-vasculaire à toute épreuve.
Ils ne faisaient pratiquement pas d'infarctus alors que les américains, qui consommaient beaucoup de graisses mais moins qu'eux, étaient si facilement victimes de ce fléau.
Les japonais semblaient aussi miraculeusement protégés. Ils étaient aussi de grands consommateurs de poisson. On a étudié alors les graisses des poissons et découvert leur richesse en acides gras polyinsaturés et plus particulièrement en oméga 3.
Ce fut le point de départ des études sur les polyinsaturés et l'identification de l'EPA et de ses vertus.
On les a vérifiées, ensuite.
On a administré des oméga 3 de façon régulière, prolongée et à grande échelle, c'est-à-dire à un nombre important de personnes à risques: on a constaté une baisse de la mortalité due à la maladie cardio-vasculaire.
Plus récemment, on s'est intéressé aux populations:
du pourtour du bassin méditerranéen
et plus particulièrement aux Crétois.
Ils développent moins facilement la maladie cardio-vasculaire que les populations des États-Unis et du Nord de l'Europe.
On a alors découvert les vertus du "régime méditerranéen" et celles de l'huile d'olive et de son acide linoléique. Les Français, eux, bénéficient du "French paradox", car bien qu'ils mangent très gras, ils font moins d'infarctus.
Cela vient, en tous cas dans les régions du sud de la France, de la consommation régulière de vin et d'une alimentation riche en huile d'olive, en graisse d'oie (pour le sud-ouest), en légumes (frais et secs), en fruits et en céréales.